Nous avons quitté la brousse, ses traditions et sa poussière pour arriver à Bobo Dioulasso, ville culturelle.
Ninon a fêté ses trois ans à l'auberge Zion accompagnée des enfants de Camille qui tient le lieu. Merci à elle pour le gâteau et les bougies.
Pour vous donner une idée d'une journée type de notre voyage, voici les événements du 17/11/2008 :
Nous nous réveillons fourbus chez Lazare, le météorologue qui nous héberge chez lui ; notre lit de 90 cm de largeur et de 4 cm d'épaisseur a eu raison de nos vertèbres.
Pendant que Virginie lave un peu de linge pour Ninon (plus de pyjamas propres), notre blonde fait pleurer le fils du voisin qui est terrifié par l'arrivée de sa nouvelle voisine trop blanche à son goût.
Nous empruntons une piste sans trop savoir où nous allons et nous nous laissons porter par notre instinct en espérant que le hasard fera bien les choses. Comme d'habitude, des enfants surgissent de partout lors de notre repas de midi et nous regardent manger. Comme d'habitude nous sommes gênés mais, à la longue, nous commençons par en prendre notre partie.
Juste après le repas, nous stoppons le véhicule au niveau d'un petit marché et nous nous arrêtons pour boire du dolo (= bière de mil tiède voir chaude) dans un cabaret (= quatre piliers de bois et un toit de paille où les Burkinabés viennent boire le dolo dans des calebasse pour 0,15 € le litre).
Celestinô discutent avec nous et nous propose de nous accompagner dans un village où l'on peut voir des balafonistes. Conscients que cette attraction ne sera pas très spontanée, nous acceptons.
Enfin, Virginie a le plaisir de danser un peu avec les femmes du village sur les rythmes des balafons. Entre vrai folklore et fausse animation, nous y trouvons tout de même beaucoup de plaisir.
Le soir venu, après un court arrêt au cabaret, Celestino nous invite à poser le camion dans la cour de sa maison. Commence alors la vraie aventure de la journée : il nous fait prendre des chemins que lui seul voit (personnellement, j'appelle cela un champ de mil) et nous sommes à la limite de nous embourber dans la dernière montée. Finalement, nous renonçons et malgrè l'immense déception de notre hôte, nous nous posons non loin du terrain de football.
Ici encore, une multitude d'enfants nous accompagnent jusqu'à tard le soir, malgrè les invectives de Celestinô.
Ils finissent, sur notre demande, par chanter des chansons du pays (un d'eux nous recopiera les paroles en échange d'un ballon pour l'école).
Nous nous endormons dans la fraicheur toute relative de décembre, sous le ciel étoilé qui nous accompagne depuis notre départ.
Encore quelques jours à Bobo et nous irons visiter un coin nature du Burkina : Banfora et ses falaises ; puis, retour à Bamako par Sikasso et nous prendrons la route du retour.
Nous nous faisons vraiment plaisir (même si vivre 24h/24h à trois, les uns sur les autres n'est pas toujours une sinécure).
Merci pour vos messages.
vendredi 21 novembre 2008
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2 commentaires:
pouvez regarder vos messageries
merci pour vos nouvelles
vous allez commencer la remontee
tranquillement
bises a vous trois
bernard martine olivier
salut la famille Dubois,
passant souvent par votre blog je me décide enfin a vous envoyer toutes les pensées qui me viennent très souvent!
profitez bien, c'est fou de vous entendre dire que vous êtes déjà sur la route du retour bientôt !
en tout les cas je vous embrasse fort moi et mon ventre vraiment de plus en plus rond a deux semaines du terme.
a très bientôt
Julie
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