Ce chemin personne ne le prend que le couchant d'automne
Bashô

vendredi 21 novembre 2008

JOURNEE TYPE

Nous avons quitté la brousse, ses traditions et sa poussière pour arriver à Bobo Dioulasso, ville culturelle.
Ninon a fêté ses trois ans à l'auberge Zion accompagnée des enfants de Camille qui tient le lieu. Merci à elle pour le gâteau et les bougies.


Pour vous donner une idée d'une journée type de notre voyage, voici les événements du 17/11/2008 :

Nous nous réveillons fourbus chez Lazare, le météorologue qui nous héberge chez lui ; notre lit de 90 cm de largeur et de 4 cm d'épaisseur a eu raison de nos vertèbres.
Pendant que Virginie lave un peu de linge pour Ninon (plus de pyjamas propres), notre blonde fait pleurer le fils du voisin qui est terrifié par l'arrivée de sa nouvelle voisine trop blanche à son goût.

Nous empruntons une piste sans trop savoir où nous allons et nous nous laissons porter par notre instinct en espérant que le hasard fera bien les choses. Comme d'habitude, des enfants surgissent de partout lors de notre repas de midi et nous regardent manger. Comme d'habitude nous sommes gênés mais, à la longue, nous commençons par en prendre notre partie.

Juste après le repas, nous stoppons le véhicule au niveau d'un petit marché et nous nous arrêtons pour boire du dolo (= bière de mil tiède voir chaude) dans un cabaret (= quatre piliers de bois et un toit de paille où les Burkinabés viennent boire le dolo dans des calebasse pour 0,15 € le litre).
Celestinô discutent avec nous et nous propose de nous accompagner dans un village où l'on peut voir des balafonistes. Conscients que cette attraction ne sera pas très spontanée, nous acceptons.
Enfin, Virginie a le plaisir de danser un peu avec les femmes du village sur les rythmes des balafons. Entre vrai folklore et fausse animation, nous y trouvons tout de même beaucoup de plaisir.

Le soir venu, après un court arrêt au cabaret, Celestino nous invite à poser le camion dans la cour de sa maison. Commence alors la vraie aventure de la journée : il nous fait prendre des chemins que lui seul voit (personnellement, j'appelle cela un champ de mil) et nous sommes à la limite de nous embourber dans la dernière montée. Finalement, nous renonçons et malgrè l'immense déception de notre hôte, nous nous posons non loin du terrain de football.
Ici encore, une multitude d'enfants nous accompagnent jusqu'à tard le soir, malgrè les invectives de Celestinô.
Ils finissent, sur notre demande, par chanter des chansons du pays (un d'eux nous recopiera les paroles en échange d'un ballon pour l'école).

Nous nous endormons dans la fraicheur toute relative de décembre, sous le ciel étoilé qui nous accompagne depuis notre départ.


Encore quelques jours à Bobo et nous irons visiter un coin nature du Burkina : Banfora et ses falaises ; puis, retour à Bamako par Sikasso et nous prendrons la route du retour.

Nous nous faisons vraiment plaisir (même si vivre 24h/24h à trois, les uns sur les autres n'est pas toujours une sinécure).

Merci pour vos messages.

lundi 17 novembre 2008

EN PLEIN COEUR


Nous avons enfin trouvé un cyber et nous sommes heureux de vous donner de nos nouvelles. Nous sommes arrivés à GAOUA au sud ouest du burkina faso et nous avons l'intention de rejoindre bobo Dioulasso dans quelques jours.


QIZZ AFRIQUE (les réponses sont en dessous)


VRAI OU FAUX

En Afrique,


1- il y a des serpents, des araignés, des scorpions.

2- les gens sont pauvres.

3- les familles sont nombreuses.

4- on peut voir des éléphants au Burkina faso

5- les Burkinabés sont hospitaliers.

6- les classes des écoles sont surchargées.

7- la vie n'est pas chère

8- les gens aiment parler et palabrer.



VRAI OU FAUX

En Afrique,


1- il y a des serpents, des araignés, des scorpions.

Pour le moment FAUX, on n'a eu la chance de ne rien voir de tout cela.


2- les gens sont pauvres.

VRAI. Quelle misère ! On ne s'attendait pas à voir autant d'enfants dans la misère, ventre gonflé. C'est assez difficile de s'y habituer.


3- les familles sont nombreuses.

VRAI. On a rencontré une famille qui était composée d'un homme, sept femmes et 52 enfants.


4- on peut voir des éléphants au Burkina faso.

C'est possible ! Mais, malheureusement, nous n'avons pas eu cette chance. Deux jours en brousse, à Boromo, avec le camion dans de chemins pour VTT pour voir des dizaines de crottes, des centaines de traces mais pas d'éléphants, malgrés la présence du pisteur. Décéption ! Heureusement que nous avions visité le parc animalier de Ziniaré, sorte de Zoo en plus nature.


5- les Burkinabés sont hospitaliers.

VRAI. Cela fait déja plusieurs fois que nous nous faisons invités chez des Burkinabés. Une fois, à Ziniaré, chez une personne de la mairie. Nous avons même été présentés au maire et à ses adjoints. Hier, à Gaoua, nous avons dormi chez le météorologue qui nous avait permis, la veille, de dormir vers la station météo. Repas et bières offerts, chambre installée. Une leçon d'hospitalité quand on connaît le salaire moyen des Burkinabés.


6- les classes des écoles sont surchargées.

VFRAI! Nous avons visité une ecole vers Boromo et nous avons été extremement bien reçus. Les classes sont pleines à craquer, 95 enfants en CP !


7- la vie n'est pas chère.

VRAI et un peu FAUX. Dans l'ensemble les choses sont vraiment bon marché (bière de 65cl : 0,80 €, amendes pour non respect d'un sens giratoire : 9€, cigarettes locales : 0,40 € le paquet au mali...) ; d'autres sont hors de prix, surtout les produits européens que l'on achète pour Ninon (confiture leader Price : 6 €, ..) L'essence coûte presque 1€, un luxe pour les autochtones et un mystère pour nous sachant la proximité de pays producteur de pétrole (merci Total !)


8- les gens aiment parler et palabrer.

VRAI. On passe des heures à discuter avec les gens du coin et on tente de comprendre ce continent complexe (traditions, colonialisme, guerres ...)


En résumé, nous decouvrons vraiment l'Afrique : ces paysages toujours aussi etonnants et ses habitants dont la gentillesse et l'accueil nous ravissent.

Ninon, se fait vraiment bien au voyage et devient une vraie routarde : se douche n'importe où, mange de tout, joue avec chaque enfant qui passe...


A bientôt, pour d'autres nouvelles.